lundi 8 mai 2017

C'est si peu dire que je t'aime

Pensées dans le train - 7 Mai 2017

Je crois que dire je t'aime, c'est dire merci pour ce que l'autre nous fait ressentir.
Les mots sont parfois maladroits et le silence assez fort de nos émotions pour mieux communiquer. J'apprends encore.

Je suis à la fois triste et heureuse. Et c'est étrange. Et c'est quelque chose que je peux partager car je n'ai plus peur. Je me sens sereine dans mes choix, j'accepte leur poids, leurs conséquences. Peut-être naïve, surtout optimiste, j'ai envie de vivre ma vie curieuse et éveillée, intense et surprenante. 

Toujours, je me demande. Qui suis-je ? Qui es-tu ?

Une vie faite de petits choix pour construire une longue route où les mauvais choix restent de petites impasses tandis que les bons deviennent les grandes directions de mon avenir. Est-ce aussi simple ? Un petit choix n'est pas un choix anodin et cela me repose des questions de responsabilités. Dans la limite de ce que je contrôle, je peux finalement toujours faire le choix juste, en adéquation avec mon état d'esprit. 



J'ai envie de danser, j'ai envie de dormir. 

J'efface ma peur de l'avenir en me faisant la promesse de toujours renouveler mes choix dans l'introspection de moi-même. Pourquoi le choix d'hier, devrait être celui de demain ? Choisir pour le meilleur et pour le pire, n'est pas subir ses choix passés mais choisir tous les jours le chemin, aussi difficile soit-il, qui nous rendra heureux.
Aussi, il me semble qu'une décision n'a pas besoin d'être définitive pour être juste. Et j'ai envie de te revoir. Le jour où nous serons prêts. 

Malgré les mots maladroits, malgré la variabilité de mes réflexions, je fais le choix aujourd'hui de continuer de parler de moi. Je sais que tu me liras. Et cette introspection publique me permet, non pas de me justifier, mais simplement de dire ce que je ressens. Je me sens plus grande.

Et je ne mets pas de limite à ce que je peux ressentir. Je vous aime. 

Il y a des escargots sur la route qui dansent sous la pluie




« La maturité de l'homme est d'avoir retrouvé le sérieux qu'on avait au jeu quand on était enfant. »

« Qu'importe où nous allons, honnêtement. Je ne le cache pas. De moins en moins. Qu'importe ce qu'il y a au bout. Ce qui vaut, ce qui restera n'est pas le nombre de cols de haute altitude que nous passerons vivants. N'est pas l'emplacement où nous finirons par planter notre oriflamme, au milieu d'un champ de neige ou au sommet d'un dernier pic dont on ne pourra plus jamais redescendre. N'est plus de savoir combien de kilomètres en amont du drapeau de nos parents nous nous écroulerons ! Je m'en fiche ! Ce qui restera est une certaine qualité d'amitié, architecturée par l'estime. Et brodée des quelques rires, des quelques éclats de courage ou de génie qu'on aura su s'offrir les uns aux autres. Pour tout ça, les filles et les gars, je vous dis merci. Merci. »

La Horde du Contrevent - Alain Damasio


« Pour être heureux, il faut essayer de vivre chaque minute au charme que nous lui trouverons lorsqu'elle ne sera plus qu'un souvenir. »

Henri Troyat


« I must not fear. Fear is the mind-killer. Fear is the little-death that brings total obliteration. I will face my fear. I will permit it to pass over me and through me. And when it has gone past I will turn the inner eye to see its path. Where the fear has gone there will be nothing. Only I will remain. » 

Dune - Franck Herbert


« Je commençais cependant à m'éveiller à l'idée qu'il ne suffisait pas d'aimer mais qu'il fallait aussi apprendre à aimer [...]. Il me fallait accepter l'idée que j'étais seulement ma propre vie et pas celle de Lila. Jamais encore la notion de liberté ne m'était apparue aussi sévère, aussi exigeante et difficile. [...] Mais il ne m'était jamais venu à l'esprit qu'aimer une femme pouvait être aussi un apprentissage de liberté. » 

Les Cerfs-Volants - Romain Gary

jeudi 4 mai 2017

I wish it was still raining, so I could have an excuse to be wistful

Je fais des origamis. Cela m'aide à faire le vide dans mon esprit. A reprendre le contrôle, peut-être, un peu.




C'est quoi cette dépendance, cette attente, cette peur qui me dévore ? Celle du regard de l'autre ? Je crois avoir trouvé l'équilibre, avoir trouvé la liberté, la maturité de savourer ce que je maîtrise, ce que je perçois... mais me revoilà plongée dans les tourments d'émotions troubles. Je ne suis pas capable de mettre les mots dessus et j'ai tellement besoin de comprendre. 

J'écris. Cela m'aide aussi à réfléchir, à prendre du recul. Partager ce que je ressens, c'est comme laisser s'envoler le poids des choses, rétablir ce qui est important, ce qui ne l'est pas. 

Ce qui est important c'est que je me suis sentie bien. C'est que j'ai ressentie de la joie, de l'excitation, et même de l'euphorie. Je pense qu'hier soir, mes collègues à La Loge ont dû me trouver à demi-ivre, tout sourire, prête à rencontrer mille inconnus, à tendre la main et à rire de tout. Cet état où tout est possible est formidable. J'aime être ainsi, toute légère et poétique.

Ce qui est important, c'est que je puisse partager cet état avec ceux que j'aime. Ressentir la joie, le plaisir des autres. Partager des moments où l'on se sent heureux. Faire sourire, faire battre le cœur un peu plus vite...

Ce qui n'est pas important c'est comment. C'est le hasard, les bonnes paroles, les faux pas, les petits gestes, les hésitations... c'est un tout qui arrive, c'est une histoire qui se raconte, des petites choses qui s'accrochent comme des perles multicolores, comme une pluie d'aventures. Ce n'est pas important comment, même si j'aime tellement me souvenir et me raconter l'histoire pour revivre ce que j'ai ressenti.

Ce qui n'est pas important c'est ce qui était attendu. La surprise n'est pas une déception ou une désillusion mais l'espoir que tout n'est pas écrit. La réalité est un terroir complexe, je n'ai pas besoin de tout savoir pour être heureuse ou rendre les autres heureux. 

Ce qui n'est pas important c'est le temps que ça prend. Chaque jour est une brique dans la construction de ma vie, chaque jour, je continue d'apprendre. Je suis reconnaissante de mille choses.





J'ai envie de dire merci. J'ai le cœur qui déborde, je me sens comme une enfant qui désire plus qu'elle ne sait rêver. Merci de m'offrir ces rêves, merci de m'offrir votre amour, merci de me faire sentir si spéciale. 


lundi 1 mai 2017

« Je suis venu te dire que je m'en vais » - Serge Gainsbourg

La puissance d'une sensation éphémère me renverse. Je me sens toute absorbée dans le souvenir. 
Je ressens encore au plus profond de moi le frémissement de l'ivresse émotionnel, la douleur et la tristesse du départ. 

J'ai appris à me connaître, j'ai appris à m'accepter. J'apprends à ne plus avoir d'attentes et à savourer chaque jour le plaisir de donner, de recevoir. Mais je dois encore apprendre le regard, le regard des autres, mon reflet dans le regard des autres. 

Les ingrédients de mon bonheur varient, sa main qui me fait confiance, la saveur de la pomme, le rire d'une complicité. J'aime rire. Un chapeau qui grandit ma confiance en moi, puis me perdre dans un monde de collage, les perspectives sont cubistes et le focus ne me raconte que l'histoire que j'ai envie de vivre. 

Je me suis noyée, volontairement. Je respire. Mais j'ai si peur de faire mal, je n'ose plus parler. Vois-tu dans mon regard cet appel à l'aide ? Je sais que le chemin devant moi sera fait de mes propres choix. Mais j'ai si peur. 

Love. When you're happy, there's always love somewhere... donné ou reçu. So there's no happines without love. There isn't any love without happiness.

mardi 11 avril 2017

Un pas en avant, trois pas en arrière

Des fois il est temps de prendre du recul. 
Tourner sept fois sa langue avant de parler.


Monde en construction - Regarde le ciel


Et si, le carpe diem ce n'était que ces instants de paillettes, ces nuages qui filent, cette randonnée dans l'inconnu. On oublie tout le sérieux, toute la confiance, tous les engagements. On oublie ce qui nous construit et on joue un jeu.
Je ne veux pas de ce Carpe Diem qui m'est imposé. Je suis le temps présent, le temps passé, le temps futur. Je suis en un instant une multitude d'expériences, des envies, des désirs, des frustrations. Je ne suis pas juste ce que tu vois. 

Mais des fois, il faut être ce que les autres veulent. Ma liberté a-t-elle du sens si elle me fait mal ? Si elle vous fait mal ? 

Promis, j'arrête de parler.



dimanche 19 mars 2017

Si nous étions nos rêves...




Me lever le matin et par la fenêtre voir le jardin et au loin, la mer. M'enrouler dans les draps, ouvrir la fenêtre, respirer. Puis, laisser l'eau couler sur ma peau, jouer avec la buée sur le miroir. Enfiler des couleurs pour éveiller la journée, prendre un premier thé aux notes de bergamotes en écoutant la radio. Si il fait beau, les premiers pas sur la terrasse pour profiter du soleil matinal. Si il pleut, peut-être prendre un chocolat chaud. 




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Aller marcher sur la plage, dans les landes ou sous les bois, commencer la journée en flânant, passer à la boulangerie, au marché et s'enchanter de rencontrer des gens. Toujours avoir un carnet sur moi et s'installer là où le coup de cœur sera venu pour gribouiller mes idées. Peut-être prendre une photo, perdre la notion du temps et imaginer l'infini sur une feuille de papier. C'est déjà l'heure de déjeuner. 
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Je peux pique-niquer les cheveux au vent ou prendre un bouillon bien chaud au bistrot du port. Ecouter le brouhaha social. Acheter un journal, quelques fleurs, un thé fleurie de l'après-midi et je suis de retour au foyer. J'ai un bureau qui donne sur la plage, mon thermos à côté et une pile de livre entamé. Cette fois, j'allume l'ordinateur, je lance un flow musical et j'ordonne, je consigne, j'assemble... Je planifie, j'organise, j'échange, je corrige. Je me concentre puis je dérive. J'analyse, je critique, je produit. Je me déplace, je rencontre, je présente. J'écoute, j'apprends, je conseille.


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L'atmosphère s'alourdit, la fin de la journée s'approche et mon thermos est presque vide. Je grignote avec plaisir. Il est l'heure de tourbillonner. Ce soir, j'ai rendez-vous. Peut-être ici et je me mets à la cuisine, les légumes du marché m'attendent appétissants et parfumés. Peut-être chez un ami, j'apporte le dessert... Peut-être un concert, une séance de ciné, une pièce... Je suis plusieurs, je ris, je débats, j'écoute. Je me sens vibrer de cette multitude qui me rends plus riche, qui me transcende. 
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Parfois je pars trois jours pour un festival en immersion dans ces passions collectives, parfois je passe mes nuits plonger dans un roman, accrochée par une série...Jusqu'à ce que la solitude me fasse émerger de ma coquille ou qu'un ami passe à l'improviste. J’héberge ceux de passage, ceux qui voyagent, ceux qui veulent rester... Je partage et je m'adapte. Je deviens nous. Nous nous promenons, nous faisons le marché, nous cuisinons... Nous nous baignons, nous lisons, nous dansons, nous nous amusons. Nous nous aimons. 



Et puis le voyage reprend. Ou bien c'est moi qui part, sur les routes. À l'aventure, à la rencontre de l'avenir. Pour savourer l'exotique, découvrir le local, pour me vider de la ville et me perdre dans la nature, pour m'enivrer de culture, de récits... Lorsque c'est le temps du retour, mes carnets se remplissent d'histoires, de couleurs, de rêves et de mémoire.

Photos - Equateur 2016

lundi 13 mars 2017

Emprunter le vélo à pois d'un acrobate au lever du soleil

J'ai lancé les dés et la réponse m'est revenue en devinette.

Un soir sur ce qui demeure et ce double-sens que nous offre nos corps.
Une discussion à demi-mots pour alléger le cœur et tendre la main à demain.
Une journée tendue qui finie dans un enchaînement dansé partagé.
Un voyage improbable dans le monde des cailloux pour rire de tout.
Des joueurs de billards perchés et une aventurière blessée.
Une course aux conseils pour relativiser.
Laurence Anyways qui m'emporte dans cette réflexion sur l'identité et l'amour spirituel.
Une tendresse fraternelle qui se heurte aux faux-pas du quotidien.
Le plaisir de s'oublier dans des mouvements connus qui éveille le corps.
Continuer d'apprendre et certainement de rire : Ah, La classe américaine...
Se laisser enivrer de musique et d'amour dans une extase collective.


Sur inspiration de Lise M.

Je crois que depuis le mois de Février, je retrouve cette euphorie dont je suis dépendante. Les descentes sont parfois brutales, parfois rêveuses... Je me laisse emportée et je savoure ces instants magiques. Malgré quelques portes fermées, le chemin des possibles me semble toujours plus infini et loin d'être solitaire. J'ai le sentiment d'être comprise et aimée et c'est ça qui me fait battre le cœur un peu plus fort. 

Si seulement je pouvais partager aussi facilement que ces quelques heures au cœur des halles de la filature tout ce que je ressens et pouvoir apprécier le sourire et la joie des autres. Ce plaisir collectif est encore plus enivrant que toutes les petites joies quotidiennes. Il faut savoir tisser habilement la toile qui fera une vie équilibrée entre l'extraordinaire et l'ordinaire pour que l'ensemble soit spatial !


Au détour d'une promenade matinale, ouvrir l'horizon au soleil levant pour contempler le printemps... [Lille]