mardi 5 décembre 2017

Lettre imaginaire

Vous ne trouve pas qu'on dirait un visage qui nous parle ?

Vendredi : 
Je raccroche et j'arrête. J'arrête de ressentir. De penser. Up and down. C'est parti pour un tour. J'observe. 

Samedi : 
Debout. Cuisine. Cadeaux. Mondanités. Rire. Parler. Boire. Raisonner. 

Dimanche :  
Tout me fait penser à toi et je note ce que je ne pourrai plus te dire : 
TTC theory  
Christian Bale  
I love you 

Lundi: 
Je ne sens totalement irréelle. Je vois ton visage partout. Et pourtant J'ai bloqué mes émotions. Comme si tout s'était arrêté et j'ai envie de rechercher l'ivresse pour oublier l'ivresse émotionnelle. Comme un raz de marée qui ferait tomber cette barrière invisible qui s'est construit autour de mon cœur. Parce que J'ai peur. 

Mardi:  
J'ai froid. J'ai chaud. Ça tourne dans ma tête et on dirait que ce n'est pas près de s’arrêter. Je me laisse dépasser par tout ce que j'ai lancé. Toujours mille choses et J'aime me sentir vivre dans cette folie. Oui J'ai choisi. Oui je suis triste. Oui, c'est ça la vie libre dont j'ai toujours rêvé. Dont J'ai envie d être fière, que J'ai peur de regretté, de rater. Etre moi. Sans tout maîtriser mais avec confiance.  
Pourquoi ai je si peur ? Cela ne fait même pas si mal. Si? Est ce que tout va exploser d un coup. Combien de temps suis je capable de résister? De dériver? De m’étourdir ?  


samedi 18 novembre 2017

Tu penses que c'est quand qu'il vient nous chercher Peter Pan?



J'ai envie de t'écrire tous les jours, si souvent, comme une enfant qui a retrouvé son doudou. J'ai envie de me sentir rassurée par ta présence, par ton attention. Mais je me sens coupable. Coupable de cette envie, de ce besoin. J'ai peur qu'on me reproche qu'il soit hypocrite ou le fruit de mon imagination. On ne se connaît plus. N'est ce pas ? Et pourtant tu m'as semblé si proche. A portée de main. Si beau dans mes souvenirs, si vivant dans tes paroles, ces mots que J'ai bu comme si enfin je retrouvais un fil auquel me raccrocher. Seulement ce n'est pas le mien. Ce n'est plus le mien. Je l'ai abandonné il y a des années. Par mes propres choix. Et cette envie, c'est comme si je refusais d'assumer. Et je me sens coupable. Coupable d’être cette girouette. De me laisser emporter par des émotions pour un moment qui pourtant représente si peu de temps. C'était si fort. Mais était-ce juste mon imagination ? Se sentir si proche. Simplement. Sans avoir besoin de plus. Mais si J'ai besoin de plus. J'ai envie de lui écrire. Et je crois que J'ai peur qu'on me le reproche. Et je n'arrive pas à savoir ce qui est mal alors je ne peux pas m'empêcher d'avoir envie. Et demain je craquerai. Et je serai heureuse de le faire. 

Je vous aime.  

mercredi 30 août 2017

A Matthieu, le soleil de mon été 2017

Je suis remontée, l'orage assombrit le ciel et l'atmosphère a goût de pluie. Est-ce moi qui me mets au diapason ou la météo qui écoute mon cœur. J'ai envie de vibrer et de m'oublier dans le tonnerre. J'ai peur. J'ai envie de dormir et de rêver.

J'écoute ces voix et je sens que ce n'est plus moi. C'est elle, cette amoureuse, cette insaisissable qui s'élance et danse d'émotions dans les tons graves, les rires... La tendresse me rend ivre. Est-ce ça la joie ? Est-ce le bonheur ? Est-ce mes propres choix ?

J'aime. J'aime avec un s. Je les aime. J'ai envie de sourire, de mains serrées, de tendresse, d'attentions, de me sentir exister dans leur regard, dans leur passion. Qui suis-je ? Qui sont-ils ? Suis-je capable de trouver l'équilibre si précieux de les rendre heureux ?

vendredi 4 août 2017

Le temps est bon, le ciel est bleu


Le temps est bon, le ciel est bleu j’ai deux amis qui sont aussi mes amoureux
Le temps est bon, le ciel est bleu nous n’avons rien à faire rien que d’être heureux




















Mon coeur est grand, grand, grand, grand comme le vent
Et je suis tendre, tendre, tendre, tendre pour mes amants
Je suis la fleur dans leur cerveaux


Le temps est bon, le ciel est bleu j’ai deux amis qui sont aussi mes amoureux
Le temps est bon, le ciel est bleu nous n’avons rien à faire rien que d’être heureux


Mes deux amants sont beaux comme les arbres fous
Mes deux amants sont doux, doux, doux,

Je suis à eux de l’âme jusqu’à la peau
Les nuits sont longues les jours sont chauds


Je ne savais plus voir, je ne savais plus entendre, je n’savais plus
Voici que je regarde, que j’écoute et je sais qui je suis, je sais qui je suis


Le temps est bon, le ciel est bleu j’ai deux amis qui sont aussi mes amoureux
Le temps est bon, le ciel est bleu nous n’avons rien à faire rien que d’être heureux



Le temps est bon - Isabelle Pierre


jeudi 13 juillet 2017

July 13th - head in the clouds

D'histoire en histoires, je me perds et je me définie. Quand la folie me guette, c'est les petites habitudes qui reprennent le dessus. Plier une feuille papier, gribouiller des imaginaires et entamer un long discours avec moi-même.  Je tourne la tête.  La pluie tombe et danse, mon coeur se berce et j'endors l'hystérie pour quelques instant. 


Mais suis-je prête a me retrouver au bout du chemin ? Je laisse la sérénité balayer toutes ces attentes futiles. Mes rêves souffrent de mon angoisse, quand ils s'enrichissent de l'espoir. Je pars pour l'aventure, les poches remplies de sourires et de souvenir, mon corps deja tendue vers le partage. 

Please. Trust me.

mardi 11 juillet 2017

Que se passe-t-il quand des bulles se rencontrent ?

J'ai envie de réfléchir mais cela me fait peur. C'est comme ouvrir une page blanche, l'inconnu et devoir écrire ce que personne ne sait pour me deviner, m'esquisser, me construire. 

Henn Kim - trouvé sur we transfer

La vie et ses symboles nous poursuivent tous les jours. J'ai envie de savourer le temps d'être, le temps de partager, mais déjà demain m'attends et je cours pour me souvenir.

jeudi 8 juin 2017

Time to go dancing

Je n'arrive pas à faire le vide. Quand je place mes mains sur mes tempes, je sens mon cœur qui bat.


J'écris, je parle, je raconte. Les histoires ont un début et une fin et me rassurent, elles tracent un chemin dans le temps, des repères qui me construisent et me guident. Elles prennent vie dans l'écoute, dans la narration, dans le dialogue. Elles me donnent vie.





Petits textes pour grandes considérations philosophiques... et pourtant j'ai aussi envie de raconter le regard croisé ce matin sur le quai du RER, la main serrée du monsieur qui dit toujours "Et Après?" devant Hema, j'ai envie de raconter que depuis deux jours j'entends les oiseaux chanter dans la cour quand je travaille, j'ai envie de décrire le petit sourire et la petite main perdue dans la grande dans le train, le goût du yaourt à la vanille, le parfum des roses dans Lyon, les petits gestes de mes amis, les grandes déclamations passionnées. J'ai envie de vous parler de ce petit sachet de grassins à l'ail et au basilic grignoté debout, des larmes quand on parle de l'avenir, de la planète, de l'humanité, de l'amour. De compter les secondes quand minuit sonne. D'être portée en l'air et de rire de cette dépendance affective qui nous ronge tous. 



J'écris des mails, j'écris des petits messages, de longs fleuves, je serre des mains, j'envoie des smileys. Je tourne à l'infini. J'enlace et j'embrasse. J'écris des cartes postales, je cueille quelques fleurs. J'offre un origami, je cuisine épicé. Je caresse la peau si douce. Je ris avec les yeux, avec la bouche, avec mon corps. J'écris des lettres, des petits mots laissés sur la table ou le frigo. Je prends un thé. Je publie une photo. Je m'exprime.



Et dans cet océan d'expression, d'émotions, je peux donner à l'infini.



Il y a un an, je portais un regard critique sur la végétalisation à tout va de la ville dans cette course à la bonne conscience écologique. Il y a un an, cette photo magique me rappelait des souvenirs précieux. Il y a un an, je partais à l'ascension de la Saint Victoire et je tombais amoureuse du Sud. Il y a un an, Paris disparaissait sous les eaux pour nous permettre de faire des clichés "catastrophe". 




Il y a un peu moins d'un an, je traversais un océan pour la première fois et j'apprenais comme dans tous les voyages à déconstruire mes préjugés pour savourer la diversité de l'humanité. Je marchais une quinzaine de kilomètre par jour et je profitais de mes premières vacances d'adulte. 

Je me sens comme dans une bulle. Il fait beau. Je suis apaisée. Ce matin était un réveil amoureux. Je les aime. Des questions dans les yeux, des promesses dans les caresses. C'est le calme avant la tempête émotionnelle du week-end. 
J'ai perdu le fil du souvenir. J'y reviendrai, je me connais. Il y a un an, je riais des nuits d'une demoiselle 2.0. Et je me souvenais déjà. 

Il y a presque un an, je disais Adieu. Adieu à mon enfance, aux saveurs, aux odeurs, aux couleurs qui toujours me rappelaient en leur sein. J'emballais dans un carton les fragments les plus précieux pour laisser s'évaporer dans le temps, ceux qui légers et insouciants, resteront toujours gravés immatériellement, faisant de moi qui je suis. 


Allez, je reviendrai demain raconter des histoires. Improbable devient projet. 
Merci, je vous aime.