mardi 8 octobre 2013

Avec une odeur de cannelle et de citron...


Time

Depuis que je suis arrivée, je dois occuper mon temps; ce temps qui défile plus vite qu'on ne l'aurait voulu mais qui s'étire dans un ennui bercée par la pluie...
Alors je me promène, je visite. Et j'immortalise avec joie les chemins qui s'offrent devant moi. Les couleurs de l'automne qui peignent avec émotions ces jardins magnifiques que cultivent l'Allemagne.




Précision

Dans ces micro-univers qui fourmillent, j'aime trouver des trésors. Ici, une feuille qui recouvre sans laisser de trace les empreintes artificielles que l'homme dessine arbitrairement. Là, un rayon de soleil illumine celle qui, peu avant, dansait dans le vent chaud de ce mois d'octobre estival. 
J'ai peur de reprendre le cours de ma vie et de passer à côté de tous ces trésors minuscules.




Poésie

Et alors, au cœur d'un dessin bien plus grand que toi et moi, se réfugient des perles, jolies, des bulles, légères, des instants mémorisés; une infinité de merveilles qui s'offrent, étincelantes, sous les rayons d'un soleil automnal. Capturées dans la fraîcheur du matin, comme des fées que seuls voient les enfants, les billes de rosées surprennent le regard, invitent à la réflexion sur le microcosme enfin découvert.





Et pour accompagner cette image qui rappellent des pattes d'éléphant : un poème de Saturnin Pauleser


vendredi 4 octobre 2013

Herzlich Willkommen in der HuN23 WG

Karlsruhe, le 04 Octobre 2013

Je suis arrivée il y a 3 jours maintenant. Accueillie chaleureusement.
Et les souvenirs de mes voyages me reviennent; l'odeur quand s'ouvre la porte, des herbes, du pain aux céréales et l'accent particulier la langue allemande. Zuerst, The. Einfach The zusammen trinken. Découvrir ou redécouvrir les Berliner, ces beignets fourrés à la confiture qui mettent pleins de sucre sur les doigts. Meine Mitbewohnerin kennen zu lernen. Doro und Larissa. 



Dès le premier soir, les saveurs d'une cuisine faite pour partager accompagnent les discussions. "Wraps" (prononcé à l'anglaise) rempli d'une multitude de petits légumes grillés ou frais et du "Rinder-Hack-Fleisch" :D
Je rencontre jour après jour des allemands tous soucieux de savoir si je comprends, si ça me plaît, ce que je fais...

Une courte visite du campus; une bibliothèque immense et totalement automatisée, une association étudiante ultra active et des vélos partout ! Un petit tour du château pour le "calme de l'empereur Karl" :D; J'aime le parc, son orangerie et son jardin botanique. Accompagnée - bien sûr - des commentaires plus ou moins sérieux de Doro. 


 Hier, dans un soleil d'automne, je me suis promenée au cimetière principal - à deux pas de chez moi - et j'ai apprécié la sérénité des lieux. De nombreux promeneurs, et parmi eux : des papillons, rouge-gorge et des écureuils ! qui s'appropriaient le monde coloré des tombes. Une originale m'a abordé en parlant à toute vitesse, puis j'ai fini par comprendre qu'elle m'expliquait qu'elle attendait quelqu'un qui n'arrivait pas et qu'elle avait peur et avait décidé de partir. So weird !




J'ai finalement arpenté ce lieu immense, ordonné mais intime en capturant timidement des images encore floues de ces rayons de lumière qui touchent si particulièrement mon regard sur les lieux. 





Have a nice day !


Permaculture et partage de rêves d'enfance...

Avant de parler de Karlsruhe, j'aimerais faire un détour par une très jolie journée que j'ai passé il y a un peu plus d'une semaine chez mon ami Vincent et sa femme Marie. 



Réveillée dans une lumière d'un autre monde, j'ai enfin repris plaisir à sortir mon petit appareil photo pour capturer ces instants merveilleux.
Cavalier descendu d'un autre temps, j'admire cet éveil de la nature qui vient frapper mes sens depuis longtemps endormis par la ville.





Merci Vincent et Marie pour ces instants uniques dans votre petite maison, un monde indépendant, riche et constructif. Je vous souhaite, de tout mon coeur, la réussite dans tous vos projets !

vendredi 27 septembre 2013

A l'occasion de mon départ

Parfois je ne sais pas si il est plus facile de s'évader dans un monde imaginaire.
Ou de ressasser des souvenirs qui, chargés d'émotion, font vibrer mon corps et mon cœur.

J'embrasse du regard cette chambre où j'ai grandi, mûri, 
Et chaque objet me ramène à un moment particulier de ma mémoire;
Fiction ou réalité, des filaments d'émotions me rattachent ici. 

Comment partir ?



Le plus dur, finalement, c'est de se tendre vers l'avenir.


à écouter : Agnes Obel

mercredi 14 août 2013

Bakermat

 Août 2013
Les orages ont effacé les douleurs et il est temps d'envelopper mes souvenirs d'une douceur passée. 
Nous partons.
Je pars.
C'est avec apréhension que je me lance dans une nouvelle aventure à quelques kilomètre de là. Et la fin de l'été me donnera la direction de mon coeur...
                                                                                 To listen : Bakermat

vendredi 5 avril 2013

L'histoire ne nous dit pas...


"Fourberie Urbaine"

L'histoire ne nous dit pas qui a dessiné les rues du monde : en haut, en bas. On entre dans un volume et on plonge en profondeur. On le quitte mais déjà on enveloppe le suivant. Du sommet on peut voir la croûte crevassé du monde. Les tons chauds de l'automne endorme notre méfiance. Stop. Halo. Un double flux nous entraîne dans la bouche du monstre, dévoré à grandes dents noires et blanches. J'oublie de dire OUI. 
A demain, peut-être.

lundi 1 avril 2013

Instant retrouvé

Trouvailles dans Saint-Denis, "mon village"

Avril 2013

Un silence plein de craquement m'entoure. Je me suis enfermée dans une bulle, la musique d'Harry Escott efface les souvenirs de la maison. C'est devenu un lieu étrange, je m'y sens mal, je ne m'y reconnais plus.
On laisse sonner une fois, deux fois. On a le droit à un court sourire d'une personne trop pressée. Il faut déjà s'embrasser. Une prochaine fois. Et l'aiguille s'avance. Hop. On saute une heure.
L'écran s'allume. Câlin.
J'aimerais trouver les mots pour décrire cette musique qui caresse, qui monte, qui apaise et transporte. Elle résonne, écrase, s'efface pour laisser libre court aux émotions. Je les avais oubliées. 

Malgré une casquette de parisienne, un boa de pimbêche, un masque rouge de personnage mystère, une veste de photographe; on m'a prise pour ma petite sœur à sa soirée glacée.
Demain, chasse aux œufs et pêche de poissons : c'est l'heure de la gourmandise. Et, quelle surprise, je ne dis pas non.

A bientôt, j'espère. 

http://grooveshark.com/s/Unravelling/4uUMhA?src=5