mardi 11 avril 2017

Un pas en avant, trois pas en arrière

Des fois il est temps de prendre du recul. 
Tourner sept fois sa langue avant de parler.


Monde en construction - Regarde le ciel


Et si, le carpe diem ce n'était que ces instants de paillettes, ces nuages qui filent, cette randonnée dans l'inconnu. On oublie tout le sérieux, toute la confiance, tous les engagements. On oublie ce qui nous construit et on joue un jeu.
Je ne veux pas de ce Carpe Diem qui m'est imposé. Je suis le temps présent, le temps passé, le temps futur. Je suis en un instant une multitude d'expériences, des envies, des désirs, des frustrations. Je ne suis pas juste ce que tu vois. 

Mais des fois, il faut être ce que les autres veulent. Ma liberté a-t-elle du sens si elle me fait mal ? Si elle vous fait mal ? 

Promis, j'arrête de parler.



dimanche 19 mars 2017

Si nous étions nos rêves...




Me lever le matin et par la fenêtre voir le jardin et au loin, la mer. M'enrouler dans les draps, ouvrir la fenêtre, respirer. Puis, laisser l'eau couler sur ma peau, jouer avec la buée sur le miroir. Enfiler des couleurs pour éveiller la journée, prendre un premier thé aux notes de bergamotes en écoutant la radio. Si il fait beau, les premiers pas sur la terrasse pour profiter du soleil matinal. Si il pleut, peut-être prendre un chocolat chaud. 




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Aller marcher sur la plage, dans les landes ou sous les bois, commencer la journée en flânant, passer à la boulangerie, au marché et s'enchanter de rencontrer des gens. Toujours avoir un carnet sur moi et s'installer là où le coup de cœur sera venu pour gribouiller mes idées. Peut-être prendre une photo, perdre la notion du temps et imaginer l'infini sur une feuille de papier. C'est déjà l'heure de déjeuner. 
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Je peux pique-niquer les cheveux au vent ou prendre un bouillon bien chaud au bistrot du port. Ecouter le brouhaha social. Acheter un journal, quelques fleurs, un thé fleurie de l'après-midi et je suis de retour au foyer. J'ai un bureau qui donne sur la plage, mon thermos à côté et une pile de livre entamé. Cette fois, j'allume l'ordinateur, je lance un flow musical et j'ordonne, je consigne, j'assemble... Je planifie, j'organise, j'échange, je corrige. Je me concentre puis je dérive. J'analyse, je critique, je produit. Je me déplace, je rencontre, je présente. J'écoute, j'apprends, je conseille.


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L'atmosphère s'alourdit, la fin de la journée s'approche et mon thermos est presque vide. Je grignote avec plaisir. Il est l'heure de tourbillonner. Ce soir, j'ai rendez-vous. Peut-être ici et je me mets à la cuisine, les légumes du marché m'attendent appétissants et parfumés. Peut-être chez un ami, j'apporte le dessert... Peut-être un concert, une séance de ciné, une pièce... Je suis plusieurs, je ris, je débats, j'écoute. Je me sens vibrer de cette multitude qui me rends plus riche, qui me transcende. 
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Parfois je pars trois jours pour un festival en immersion dans ces passions collectives, parfois je passe mes nuits plonger dans un roman, accrochée par une série...Jusqu'à ce que la solitude me fasse émerger de ma coquille ou qu'un ami passe à l'improviste. J’héberge ceux de passage, ceux qui voyagent, ceux qui veulent rester... Je partage et je m'adapte. Je deviens nous. Nous nous promenons, nous faisons le marché, nous cuisinons... Nous nous baignons, nous lisons, nous dansons, nous nous amusons. Nous nous aimons. 



Et puis le voyage reprend. Ou bien c'est moi qui part, sur les routes. À l'aventure, à la rencontre de l'avenir. Pour savourer l'exotique, découvrir le local, pour me vider de la ville et me perdre dans la nature, pour m'enivrer de culture, de récits... Lorsque c'est le temps du retour, mes carnets se remplissent d'histoires, de couleurs, de rêves et de mémoire.

Photos - Equateur 2016

lundi 13 mars 2017

Emprunter le vélo à pois d'un acrobate au lever du soleil

J'ai lancé les dés et la réponse m'est revenue en devinette.

Un soir sur ce qui demeure et ce double-sens que nous offre nos corps.
Une discussion à demi-mots pour alléger le cœur et tendre la main à demain.
Une journée tendue qui finie dans un enchaînement dansé partagé.
Un voyage improbable dans le monde des cailloux pour rire de tout.
Des joueurs de billards perchés et une aventurière blessée.
Une course aux conseils pour relativiser.
Laurence Anyways qui m'emporte dans cette réflexion sur l'identité et l'amour spirituel.
Une tendresse fraternelle qui se heurte aux faux-pas du quotidien.
Le plaisir de s'oublier dans des mouvements connus qui éveille le corps.
Continuer d'apprendre et certainement de rire : Ah, La classe américaine...
Se laisser enivrer de musique et d'amour dans une extase collective.


Sur inspiration de Lise M.

Je crois que depuis le mois de Février, je retrouve cette euphorie dont je suis dépendante. Les descentes sont parfois brutales, parfois rêveuses... Je me laisse emportée et je savoure ces instants magiques. Malgré quelques portes fermées, le chemin des possibles me semble toujours plus infini et loin d'être solitaire. J'ai le sentiment d'être comprise et aimée et c'est ça qui me fait battre le cœur un peu plus fort. 

Si seulement je pouvais partager aussi facilement que ces quelques heures au cœur des halles de la filature tout ce que je ressens et pouvoir apprécier le sourire et la joie des autres. Ce plaisir collectif est encore plus enivrant que toutes les petites joies quotidiennes. Il faut savoir tisser habilement la toile qui fera une vie équilibrée entre l'extraordinaire et l'ordinaire pour que l'ensemble soit spatial !


Au détour d'une promenade matinale, ouvrir l'horizon au soleil levant pour contempler le printemps... [Lille]


lundi 27 février 2017

J'ai lancé les dés et je suis optimiste

Et là tu te dis : c'est qui cette folle ?



Dans ma tête c'est pas simple. Mais c'est une vie intense et choisie. 


lundi 13 février 2017

J'ai rangé, trié, nettoyé. Je me sens mieux. 
J'ai parlé, murmuré, embrassé. Je me sens libre. 
J'ai joué, imaginé, avancé. Je me sens heureuse.

Bordeaux - Septembre 2016


Il me faut toujours écrire par trois, c'est une habitude qui me repose l'esprit. Associer trois idées et en construire une nouvelle pour trouver une harmonie équilibrée. J'aime faire ça. Ai-je vraiment besoin d'y trouver du sens ?

A partir du moment où l'on accepte la variété improbable des choix, on se sent mieux et libre de choisir ceux qui nous rendent heureux. N'est-ce pas formidable ?! Ce n'est pas grave si j'aime autant, ce n'est pas grave si je ne contrôle pas tout ce que je veux, ce qui compte c'est que j'accepte de ressentir si intensément la vie pour profiter de ces émotions aux milles couleurs. Et après je peux faire le tri, jouer avec l'imaginaire mais embrasser des projets concrets. 

Ah, Liberté comme tu m'avais manqué ! 
A demain, pour de nouvelles aventures...


vendredi 10 février 2017

Jeu d'équilibriste de mes humeurs

Après avoir effacer cinq phrases toujours plus maladroite les unes que les autres, je me dit qu'il faut bien me lancer même si aucune ne détiendra plus la vérité que l'autre. Ah, si seulement, les mots n'étaient pas de moi mais pouvaient dire ce que je ressens. 

Tellement peur de me retrouver seule à devoir résister à tout ce que j'ai depuis longtemps oublié et qui pourtant fait partie de moi. J'ai appris à être plusieurs. Dois-je réapprendre à être seule ? Je ne sais pas ce que je veux. Énième répétition dans mes envolées lyriques que ce soir je trouve bien ridicules. L'humeur n'est pas là.

Je me sens à nouveau écrasée par le poids de tout ce que je devrai être et que je ne suis pas. Je ne suis pas sage, je ne suis pas légère, je suis brouillonne, je me laisse emportée par le courant des choses et après je suis surprise. 


lundi 6 février 2017

J'aime être amoureuse : n'est-ce pas la plus belle capacité de l'être humain ?

Arrivée tôt sur une île, perdue entre les bras de la Seine. Deux chapiteaux rouges annoncent une soirée improbable d'ivresse magique collective et colorée. Là, sur l'estrade, c'est un personnage tout droit sorti des rêves : la barbe de Merlin, le casque d'un extraterrestre et une machine infernal qui expérimente une musique hors du temps. Je me sens pleine d'énergie malgré le froid. Zou !

Quelques gouttes de pluie, des spot qui mettent en lumière un monde de paillettes et de fourrures câlines... c'est le pulse qui rythme toute la nuit qui nous fait sauter, onduler et battre le cœur. 



Et il y a des tellements de choses dans ma tête où finalement je n'ai pas encore d'avis..


A la fois, c'est une expérience d'un soir et à la fois, je veux expliquer que ce n'est pas juste du "fun" mais parce que je me sentais bien. C'est pas pour "rire", c'est pour avoir le sourire jusque dans mon cœur. Et du coup je sais pas quoi en dire exactement...

On sous-estime toujours la capacité des rêves à prendre place dans le vie réelle. Moi j'aime ces regards qui racontent tout ce que l'on veut imaginer, ces sourires qui font battre le cœur des autres, les corps qui parlent un langage sensible inarticulé et caché par les ondulations de la foule. On en dira toujours trop et jamais assez de ces entre-temps précieux, si mal jugés. J'ai passé une nuit de rêve. Et j'en rêve encore. Car c'est ça la magie des rêves. 





Je sais pas, je crois que 
j'ai aussi besoin de
 prendre un peu de recul
 pour savoir ce que je veux...

...ce que je veux dire, ce que je veux faire, ce que je m'autorise ensuite... pour maîtriser quand même et ne pas être dans l'anarchie totale car les émotions peuvent aussi être un vrai chaos lors qu'on sort des sentiers battus !