lundi 5 mai 2014

Solitude dans l'immensité parisienne

12h45 : il est l'heure de la petit collation de dix heure. 


vendredi 14 février 2014

A reculons

J'essaie de ne pas compter le temps qui passe. Je cache l'heure. J'oublie ce défilé des secondes. Un instant.



Voici deux photos du court séjour des SBC&co de l'EIVP à Karlsruhe. Une petite dizaine de français curieux sur les traces des Promenades Urbaines proposées en séminaire d'archi. La première photo a des couleurs assez fantastiques qui m'ont totalement séduite. Le ciel à cet instant était juste spatialement beau. Et Anthony m'a dit de faire des photos... ;D


A l'horizon, les frontières de la ville; à gauche cet alignement surnaturel et moderniste de nouveaux logement tandis qu'éparpillés au premier plan les curieux regardent le ciel ou plus exactement les grues et le chantier qui nous faisaient alors face.


Sur la deuxième photo, un petit montage fait en direct nous donne ce mouvement d'équilibriste d'Axel. En réalité c'est une sculpture immobile (Valentin et Anthony ne sont certainement pas si fort que ça !). Bref, il s'agit, pour les plus intéressés, d'une tentative de représentation de la musique en trois dimensions. Elle s'accompagne d'autres volumes aux formes plus ou moins arrondies, déformées, alignées sur l'axe qui mène au Gottesauerschloss. 




Sur ces petits commentaires (pour ne pas vraiment commencer à réviser

- c'est trop me dire que la fin est proche)...


Bonne journée !


Ps : c'est le 100ème article ! 


mardi 4 février 2014

Unbelieve




Suite à du temps perdu sur Facebook, voici une affiche trouver sur le site Deviantart pour le film True Grit des frères Coen. Parce que j'ai envie de parler de tout et n'importe quoi ce soir et surtout pas de projet ;D Have fun. 


Signé Maud, l'Agnostique.


dimanche 2 février 2014

Exister par la croyance



On entends toujours sonner le clocher le dimanche. Il marque le rassemblement, l'heure de la solidarité, l'heure où tous les habitants du village partagent leur chaleur. Les grands feux éclairent des visages apaisés. Les personnes âgées racontent des contes, les enfants semblent pour un court instant devenus de sages images tandis que les parents échangent conseils et expériences. 


Ella a toujours l'impression de flotter sur un nuage dans ces moments-là. Une source de plaisir incroyable irradie, la remplit de couleur, de vie. De façon incontrôlé, un chant murmuré s'échappe de sa gorge. Elle sait que cela fait partir du rituel. L'architecture de l'église répond à son chant, le propage dans ses murs, l'enveloppe d'une monumentalité sacrée. La mélodie vient bercer les habitants du village; elle les libère de leurs soucis, les soulage de leurs inquiétudes car ils savent qu'ensemble, avec leur déesse, ils trouveront une solution.


Comme une apothéose, le rythme final apporte à Ella un battement de cœur émouvant. Elle se sent entière, vivante. Ils croient en elle et elle vit pour eux. Quelques murmures de prières se glissent dans les arcades de l'église, chuchotées pour elle. Ella prend soin de mémoriser chaque détails, c'est sa mission. Jusqu'au prochain dimanche, elle aidera cet homme essoufflé par le temps, cette femme débordée par ses trois enfants, cet enfant qui rêve d'amitié....



samedi 1 février 2014

Ma première fois


Parfois je fais des rêves étranges. Et quand je me réveille, tout a changé. C'est comme si un nouveau souvenir, avec autant de saveurs, autant de couleurs, s'était fait une place dans ma mémoire. Et tout d'un coup une odeur me fait tourner la tête.
Ai-je le droit de rêver ainsi ?


Et alors, suis-je construite de mes expériences ou de mes rêves ? Toute ma vision est une réinterprétation du monde; déformée par des désirs, des pulsions dont j'ignore parfois l'origine. Et tout d'un coup, je ne sais plus quoi penser. Une personne que je croyais connaître devient quelqu'un de complètement différent et pourtant je n'ai pas le droit d'agir différemment.


Ah Tja.


Non sens.Test négatif. Absurdité du corps. Suggestion des sens. 



jeudi 30 janvier 2014

Pédagogie

La fin du semestre approche à grand pas. Silencieusement. Le rythme change sans se faire sentir. Du moins pas au début. Mais ça y est, j'ai quinze brouillons étalés autour de moi, du calque déroulé, chiffonné. Une tasse de thé et du chocolat. J'ai l'impression de revivre mes premières charrettes à Place des Fêtes. Une solitude noyée dans ces pensées incessantes tournées vers la résolution d'un casse-tête géant. 


Toujours, il me faut réapprendre à regarder. Et ça fait mal quand on est resté aveugle trop longtemps de s'apercevoir qu'on a perdu la notion de réalité et que le résultat est devenu le contraire du but initial. Je me rappelle ces dissertations de philosophie où je passais des heures à chercher de nouvelles idées, de nouveaux exemples et que mon assemblage maladroit final ne faisait que ressortir le désordre de mon raisonnement. Logique cinq minutes, contradictoire au bout de quatre heure. Moi.



Repartir de zéro. Certains aiment. Moi ça me fait peur. Et pourtant ça fait souvent un bien fou. Mais repartir de zéro est un mensonge car sinon on referait les mêmes erreurs. En fait, ma tâche est d'extraire, de tout mon bordel, une idée unique simple, claire et réalisable qui résume mes envies divergentes. 


Le mot : Interface.

La couche limite entre deux éléments par laquelle ont lieu des échanges et des interactions.


Mon projet doit grandir. 


La question suivante est celle de la (re)présentation. En réalité l'objectif est multiple, ainsi que les outils. Et cela prend une dimension à part entière. Toute représentation sert à extraire une information : pour soi ou pour communiquer avec les autres. Mais au fond, tout ce qu'on cherche, c'est à se justifier. Et se justifier c'est terriblement égoïste, non ? 


Graffiti de Brassaï



mardi 28 janvier 2014

Promenade urbaine à Strasbourg ou ?


Je ne sais pas ce que j'attendais exactement mais ce week-end a été simple et spatiale. Je crois que ça y est, j'appréhende autant le retour que, avant, le départ. Alors je reprends mes inspirations d'au jour le jour. Quelques clichés un peu perdus dans ce temps finalement très court où j'ai, avec surprise, su apprécier être à deux sans déjà souffrir de la séparation proche.


J'ai presque peur de revivre à deux. A cinq, c'est tellement différent ! Mon rythme s'est adapté; j'aime les entendre rentrer le soir à des heures différentes. Dire "Hallo" en entrant, "Ciao" en sortant et entendre répondre avec sympathie depuis les différentes chambres. Raconter son week-end, comparer des habitudes, partager un moment, un repas, un jeu. 




Arpenter les rues. Une passion, un art, une profession. J'aime exercer mon regard sur ces façades qui me racontent une histoire, une ambiance. Découvrir l'insolite, la beauté, ou la finesse. 


Strasbourg est une petite ville que j'ai trouvé sympathique, où tout le centre se traverse en moins de quinze minutes mais où on peut revenir cinq fois dans la même rue et toujours surprendre un nouveau détail !








Le thème du we a presque basculé sur le "street art", entre une expo dans un café/bar surprenant : la galerie de la Pop'artisanerie et quelques collages de rue. Mais finalement, les tableaux présentés, exposés, installés ne retrouvent jamais la même valeur que au détour d'un passage; gigantesque et inhumain. Ces visages, ces déchirures qui vous fixent et vous interrogent. 


Touche d'humour et de couleur.